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Mieux Vivre Avec Les Autres, un blog de développement personnel pour améliorer sa vie sociale et être heureux : des dossiers, des astuces et des exercices !

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CONFIANCE EN SOI – Qu’est-ce que l’estime de soi ?

L’ouverture du dossier sur la confiance en soi par un article sur l’estime de soi ne relève pas d’une erreur de l’auteur de ce blog. Dans un premier temps, l’objectif de cet article sera justement de clarifier les choses. Nous verrons donc ce qu’est l’estime de soi et ce qu’est la confiance en soi. Puis, nous nous attarderons sur les conséquences d’une basse estime de soi pour finir sur les questions à se poser afin d’évaluer son niveau d’estime de soi.

 

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Nous ne nous étendrons pas longtemps sur la confiance en soi puisqu’on la compte comme l’une des nombreuses facettes de l’estime de soi (cependant, elle fera l’objet unique d’un article à venir). Ainsi donc, l’estime de soi se construit sur plusieurs dimensions dont celle de la confiance en soi. Parmi ces dimensions, on trouve également : le contentement/la satisfaction de soi, la confiance dans ses actes/ses compétences/ses choix, l’amour de soi, l’amour-propre, la connaissance de soi, l’affirmation de soi, l’acceptation de soi, le fait de croire en soi, d’avoir une haute idée de soi et enfin d’être fier de soi. Enumérées de la sorte, probablement ne percevez-vous pas toutes les nuances de ces dimensions. D’après l’ouvrage de Christophe André et François Lelord : L’estime de soi, sur lequel se base cet article, l’estime de soi repose essentiellement sur trois de toutes ses facettes :
- l’amour de soi (se considérer avec bienveillance),
- la vision de soi (se fixer des objectifs élevés, avoir de grandes ambitions)
- et la confiance en soi (croire en ses capacités).

 

Maintenant que l’on saisit mieux ce qui constitue l’estime de soi, voyons les conséquences que celle-ci entraîne lorsqu’elle est faible. Tout d’abord, une faible estime de soi conduit à une petite confiance en soi : on ne croit pas en ses capacités et donc on s’estime peu susceptible de réussir. Inutile alors de se lancer dans une quelconque activité puisque, quelle que soit cette activité, l’on ne pense pas y connaître le succès. Ce sentiment d’incapacité incite à éviter de s’engager, de passer à l’action, à éviter de faire de nombreux choix, certes plus risqués mais qui pourraient pourtant s’avérer plus profitables. On préfère se mettre à l’abri de toute situation où un échec est envisageable, s’ôtant ainsi toute chance de réussite. De plus, si l’on se retrouve engagé malgré tout dans une voie où l’on ne se sent pas à la hauteur, on aura tendance à s’auto-handicaper dans le but de justifier une possible infortune qu’on finira du coup par engendrer. Et si toutefois survient une réussite, elle ne sera pas vécue comme telle, ne pouvant en aucun être le résultat de sa propre action mais plutôt le fruit du hasard, conséquence de facteurs externes. On dira par exemple : « J’ai eu de la chance ! » Par contre, dans le cas d’un échec, on assumera l’entière responsabilité du raté. Toute cette incertitude autour de soi plonge dans de véritables dilemmes lorsqu’il s’agit de faire un choix : on cherche en vain la solution la moins risquée, la plus avantageuse, sans réaliser qu’elle n’existe pas. Une fois fait, un choix ne sera pas maintenu pour autant. En effet, lorsque l’estime de soi est faible, on a tendance à ne pas persévérer dans ses choix, découragé avant même d’avoir essayé.


Par peur donc, des risques et de l’échec, de nombreuses situations vont être évitées. Mais on se refusera de même de nombreuses opportunités sous prétexte cette fois de ne pas mériter les avantages qu’on pourrait en tirer. L’image négative de soi nous rend indignes de telle ou telle gratification ou satisfaction. Ce phénomène s’exprime, par exemple, sous la forme du syndrome de l’imposteur qui traduit l’impression de certaines personnes à basse estime de soi de ne pas mériter de partager leur vie avec leur conjoint qu’elles estiment « trop bien » pour elles. Des personnes par ailleurs généralement sujettes aux crises de jalousie : les incertitudes sur sa propre personne sont projetées sur l’autre, amenant à douter de lui. D’autres choisiront d’emblée des partenaires détestables qui les traiteront comme ils pensent le mériter : individus peu fiables, peu fidèles, voir méprisants ou même maltraitants, etc. De même, concernant leur cercle amical et social, ils choisiront de préférence des individus moyens, peu intéressants, souvent avec une basse estime de soi également, des individus qui, selon eux, leur ressemblent.


Au final, une basse estime de soi et les conséquences qu’elle entraîne met à mal l’amour de soi. La situation dans laquelle notre basse estime de soi nous a conduit nous amène à nous déconsidérer, à nous déprécier, à nous voir sans bienveillance, à ne plus nous aimer. On en arrive à se juger de manière extrêmement sévère et ce sur des critères bien souvent irréalistes. On devient son propre bourreau. Evidemment, les difficultés que l’on rencontre avec soi même se reflètent dans nos relations sociales où les conséquences sont désastreuses : difficultés à s’affirmer et à se défendre, peur du regard des autres, inquiétudes quant au jugement des autres, évitement de nombreuses situations de peur qu’elles deviennent gênantes, etc. Bien souvent, un individu a basse estime de soi ne considère pas les compliments comme sincères. Pour lui, ces louanges ne peuvent en aucun cas refléter la réalité. Au contraire, il juge les critiques tout à fait fondées et justifiées.

Résultat, le plaisir devient source d’anxiété. Sans cesse on s’interroge : combien de temps va-t-il encore durer ? En suis-je digne ? De même le bonheur s’en trouve gâché par d’omniprésentes anticipations négatives et par l’impression de ne pas mériter les satisfactions que l’on obtient. La peur de l’échec conduit à l’évitement des difficultés, au déni des problèmes, au repli sur soi et à la fuite dans l’imaginaire. La vie médiocre qui en résulte, basée sur des habitudes sécurisantes et dépourvue de nouvelles expériences, n’est pourtant absolument pas fondée comme on a tendance à le croire, juste le résultat d’une erreur de perception de la réalité dont en particulier de soi. Notre vie misérable ne résulte pas de l’être misérable que nous pensons être car à tout moment, chacun peut, quelques soient ses capacités actuelles, ses avantages et ses défauts, devenir l’auteur de sa réussite et envisager d’épouser une grande destinée. En réalité, nous ne valons pas moins qu’un autre et rien ne peut empêcher quelqu’un de se lancer avec brio dans la réalisation d’objectifs audacieux qu’il s’est fixé. Acquérir de nouvelles compétences, améliorer son quotidien, jouir du meilleur ou même changer de vie, en fait, tout est possible à condition de croire en soi, d’avoir confiance en soi et une haute estime de soi. D’où l’importance de se prémunir contre la basse estime de soi, afin de ne pas plomber sa propre existence, de se donner la possibilité d’atteindre son potentiel maximum, de croire en soi et en sa réussite. Ce, sans en faire toutefois un impératif pour le bonheur, ce dernier s’avère accessible et mérité pour chacun quand, tout en planifiant de grands projets, on sait rester tolérant avec soi-même et entretenir l’amour de soi.


Peut-être vous reconnaissez-vous déjà dans ces descriptions. Néanmoins, tout comme pour apprendre à mieux vous connaître, voici des questions (*) pour vous aider à estimer votre estime de soi :


 - Quels sont mes réussites et mes échecs, mes compétences et mes limites ?
- Quelle est ma valeur, à mes yeux, aux yeux de mes proches, aux yeux des personnes qui me connaissent ?
- Est-ce que je me vois comme une personne qui mérite la sympathie, l’affection, l’amour des autres, ou est-ce que au contraire, je doute souvent de mes capacités à être apprécié et aimé ?
- Est-ce que je conduis ma vie comme je le souhaite ?
- Est-ce que mes actes sont en accord avec mes désirs et mes opinions, ou est-ce que, au contraire, je souffre du fossé entre ce que je voudrais être et ce que je suis ? Suis-je en paix avec moi-même ou fréquemment insatisfait ?
- Quand pour la dernière fois, me suis-je senti déçu de moi-même, mécontent, triste ? Quand me suis-je senti fier de moi, satisfait, heureux ?


(*) toutes, comme l’ensemble de cet article, extraites du livre de Christophe André et François Lelord

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