Mieux Vivre Avec Les Autres, un blog de développement personnel pour améliorer sa vie sociale et être heureux : des dossiers, des astuces et des exercices !
Engager la conversation relève d’un art à part entière. Lors d’une conversation l’entrée en matière s’avère d’une importance capitale : sans elle pas d’interaction et au vu de l’importance de la première impression il serait peu judicieux de la négliger. Si entrer en communication avec une connaissance est évident pour chacun d’entre nous, notre société individualiste et réservée a rendu le contact avec un(e) inconnu(e) beaucoup plus difficile. On le fait néanmoins lorsqu’un prétexte se présente : pour demander une information par exemple (voir Exercice n°1 – Demander une information à un inconnu) ou lorsqu’on se retrouve avec un inconnu dans une situation similaire. Si certains sont plus doués que d’autres à cet exercice, beaucoup moins nombreux sont ceux qui s’autorisent à engager la conversation simplement pour le plaisir d’échanger. Si vous vous sentez dépourvu face à un inconnu, que ce soit dans l’une ou l’autre de ces situations, ne sachant que dire pour engager la conversation, cet article vous sera d’une grande utilité. Il a pour but de vous faire comprendre que l’on peut engager une conversation dans n’importe quelle situation et de vous fournir les outils pour le faire.
En effet, les gens, même si ils ne vous semblent pas avoir l’air disposés à bavarder, sont souvent ravis d’avoir l’occasion de discuter avec un de leur semblable. Dites-vous que si vous n’osez pas leur adresser la parole, eux se trouvent dans le même cas de figure vis-à-vis de vous. Difficile dans ces conditions d’entrer en contact ! Sachant cela, à vous de sortir du lot et de faire le premier pas. Si celui-ci s’avère difficile, la suite se révèle d’une facilité déconcertante. Une fois la conversation engagée, vous vous apercevrez que les gens s’empressent d’entretenir la conversation sans que vous n’ayez besoin de vraiment l’alimenter de votre côté. Ce, tout simplement parce qu’ils se réjouissent de pouvoir parler à quelqu’un et vous sont reconnaissants de les avoir interpellés. C’est effectivement, très déconcertant de voir qu’une fois la conversation engagée, la personne a qui vous avez adressé la parole va tout faire pour entretenir la conversation. Une fois la conversation engagée, vous n’aurez donc plus rien à faire ! Ceux qui ont pratiqué l’Exercice n° 1 se sont peut-être déjà rendu compte de ce phénomène ; qui est également lié au fait que l’on supporte assez mal le silence. Alors, à moins que vous arrêtiez le cadre qui traverse le parvis de La Défense d’un pas pressé, les écouteurs dans les oreilles et le nez dans le journal, (et encore !) vous ne risquez vraiment pas de voir quelqu’un vous rejeter méchamment mais, au contraire, vous serez surpris de voir l’amabilité des gens vis-à-vis d’un(e) individu(e) qu’ils ne connaissent pas eux non plus. Tout au plus, vous risquez de vous faire éconduire le plus poliment du monde, par quelqu’un que vous ne reverrez très sûrement jamais. Alors pourquoi, hésiter plus longtemps ?
Une fois convaincu qu’il est possible d’engager la conversation en toute situation, avec n’importe qui, n’importe quand, deux outils vous seront utiles. Tout d’abord, vous aurez besoin d’une interjection ou de tout autre procédé interpellatif, peu importe du moment que vous attirez l’attention ! A votre disposition vous trouverez par exemple : « hé », « ho », le modeste « excusez-moi », « salut », « bonjour » et bien d’autres. Un regard ou éventuellement un tapotement sur l’épaule, à condition de ne pas y mettre trop de promiscuité, ce qui risquerait de mettre ma l à l’aise votre interlocuteur. Ensuite, on utilisera l’engagement (opener en anglais) dont il existe plusieurs types. Cet engagement contient une phrase courte, une petite réfléxion ou une question qui vise à faire réagir l’individu en face de vous. Parmi les principaux engagements, on a :
- Engagement pour information : demander un renseignement (« Excusez-moi, où se trouve la poste s’il-vous-plait ?)
- Engagement en rapport avec la situation : par exemple, vous attendez chez le médecin en compagnie d’un parfait inconnu à qui vous lancez : « Il y a beaucoup d’attente chez ce docteur, vous ne trouvez-pas ? » Mais essayez tant que possible de dire quelque chose de positif (et pourquoi pas un : « Qu’est-ce qu’il fait beau aujourd’hui ! »)
- Engagement sur un compliment : vous remarquez que la personne en face de vous porte un magnifique chapeau : « Mais quel beau chapeau, où donc l’avez-vous acheté ? »
- Engagement avec un conseil/une aide : « Puis-je vous aider ? »
- Engagement d’un groupe : tenez-vous à proximité du groupe, tendez l’oreille et réagissez à l’un de leurs propos…
Concentrez-vous sur votre environnement et votre situation, poser une question ou faite une réflexion à votre interlocuteur sur ce qui vous saute aux yeux. Ne cherchez pas trop compliqué ! Finalement, peu importe ce que vous allez dire du moment que vous trouvez un prétexte pour engager la conversation. Il sera par la suite facile de changer de sujet. La façon dont vous vous exprimez lors de cet engagement de conversation compte par contre beaucoup. Ayez l’air convaincu de ce que vous dites ! Montrez que vous avez confiance en vous ! Votre interlocuteur ne doit pas avoir l’impression que vous hésitez, sinon il risque de se dire que votre remarque est absolument ridicule, ce qui n’y paraîtra pas si vous la martelez avec assurance. Enfin, en dehors de parler fort et d’articuler pour être sûr d’être entendu et compris, souriez ! Montrez-vous avenant !
Un petit exercice à faire pour s’entraîner à trouver un prétexte pour engager la conversation : dans différentes situations, imaginez tout ce que vous auriez pu dire pour entre en communication avec vos semblables.